13/03/2008

Création d'un jeu en classe, l'expérience de mme Harray

 

En rénové (2ème année) à Liège, une enseignante a utilisé au cours de cette année les dossiers de la petite boîte "Au temps de Jésus" du Sycomore pour étoffer son cours de religion la nourriture, les animaux, la vie politique et sociale... Elle a puisé tant dans le matériel d'animation avec ses jeux et activités diverses que dans les fiches de documentations à usage de l'animateur.

A la fin de l'année, elle a demandé aux élèves de créer eux-mêmes un jeu sur la personne de Jésus Christ. Seule obligation qui y figurent 52 cartes de questions, assorties des réponses.

Pendant 4 heures de cours, les jeunes ont revu leur matière, travaillé la documentation à leur disposition, creusé les questions. Par groupe de 2 ou de 3, ils ont rédigé leurs cartes avec beaucoup de sérieux. Le résultat est remarquable certains ont imaginé et fort bien réalisé un jeu de l'oie, un trivial poursuit devenu "Christus pursuit",... La planche de jeu réalisée donne, à elle seule, l'envie de jouer. Quant aux questions, il est manifeste que l'ordinateur n'a pas beaucoup de secret pour certains car la présentation des questions/réponses est soignée et souvent colorée.

Dans un deuxième temps, les jeunes ont sélectionné leurs jeux les meilleurs et une dernière heure de cours a été consacrée à les expérimenter.


Enfin, cadre scolaire oblige, il fallait donner des points. Le professeur a sélectionné 20 de leurs questions qu'il se fera à son tour un plaisir de leur poser, pour la moitié des points, l'autre moitié reflétant l'évaluation de leur travail dans la réalisation du jeu.

Ainsi, des jeunes dont il est manifeste qu'ils ont d'autres centres d'intérêts dans la vie que de parler de Jésus de Nazareth - c'est peu dire - se sont manifestement passionnés pour ce travail et y ont consacré - du moins certains - bien plus que les 4 heures accordées dans le cadre du cours de religion. Ils ont étudié leurs questions, ils ont confronté leurs recherches tout en s'amusant ,ils ont découvert un Jésus bien réel qui leur était jusqu'alors inconnu.


Nous ne dirons jamais assez à Madame Harray combien sa visite pour nous montrer ses 6 meilleurs jeux (sur 40) nous a fait du bien et nous encourage dans notre travail. Sa façon de "donner cours" dans un milieu réputé difficile met directement dans le coup les jeunes eux-mêmes. Ce que nous avons vu nous montre que les élèves sont capables, par une recherche personnelle ainsi stimulée, de se passionner pour leur projet et de travailler en profondeur.

Le jeu parabole

 

Le jeu parabole

Au terme "parabole" du Dictionnaire du Nouveau Testament de Xavier Léon-Dufour, on trouve : "plusieurs termes caractérisent le mode littéraire qui procède par comparaison et par énigme...  Ceux-ci désignent non seulement la comparaison développée mais aussi l'énigme, la comparaison allégorisante dont le but n'est pas simplement de fournir une illustration mais d'inviter à chercher une signification".

Un jeu peut-il être une parabole ?  Il en présente en tout cas toutes les caractéristiques et va plus loin puisqu'il met en situation.  Il ne dit pas seulement une expérience, il la fait vivre.  En cela il va plus loin quel le simple récit.  Il est énigme et incite à chercher une signification.  Il permet d'aborder des thèmes en relation avec la vie, de mettre en lumière les valeurs qui orientent notre façon d'agir, souvent de manière non-dite et parfois même non-réfléchie.  Que le jeu se déroule dans le sérieux ou dans la grande rigolade, l'échange, pour être bien mené, tirera parti des situations de jeu et des réflexions qu'il a suscitées.  L'animateur prendra soin de les mettre en évidence pendant ou après l'animation.  Il aidera les participants à ouvrir les yeux sur le sens qu'ils donnent ou donneront à leur vie.

C'est dans ce terreau que le (la) catéchiste éveillera à la recherche de sens et sèmera la Parole.

Toute situation humaine, toute affirmation peut être mise en lien avec une attitude, une phrase de Jésus de Nazareth.  Cette confrontation sera plus riche d'enseignement que n'importe quel discours théorique.  Elle demande de la part de l'animateur beaucoup d'attention à ce qui se vit et ce qui se dit, beaucoup de bienveillance à l'égard de ses interlocuteurs, une cohérence personnelle et connaissance "vécue" de l'Evangile.  Il s'agit ici d'un partage de vie et de foi plus que d'enseignement.  Les jeunes demandent des témoins, des personnes-repères qui font ce qu'elles disent et qui disent ce qu'elles font.  C'est le seul langage audible par nos adolescents.

Ainsi donc, si un support matériel comme un jeu, n'affiche pas le signe typiquement religieux et ne contient pas de citations bibliques, il n'en est pas moins un outil catéchétique performant dans les mains de ceux et celles qui sont à l'écoute des jeunes et qui désirent leur proposer un choix de vie inspiré par l'Evangile.

Quand Jésus veut parler du Royaume de son Père, il raconte une parabole.  Il est rare que l'on y trouve le nom de Dieu ou une citation de l'Ancien Testament.  C'est une histoire humaine souvent banale : l'ivraie et le bon grain, le semeur, le repas de noces...  Et pourtant, elle contient en filigrane un message caché, qu'il explique parfois à ses amis.  "Que ceux qui ont des oreilles pour entendre, entendent".

Plusieurs de nos jeux se situent dans cette tradition.  A première vue, ils disent quelque chose des  gens, il font émerger ce qu'ils vivent et ce qu'ils pensent.  "A deuxième vue", ils mettront en route une catéchèse qui révèlera Dieu dans son lieu de prédilection : la vie des hommes et des femmes de ce temps.

Jeanne Marie Oleffe

Pour les 5-8 ans: les Moch'bons. Pour les adolescents: Comils'M - Options - Syfamie - Spirit story. Pour tous: Fiesta - Light.

Disponible au Sycomore à Wavre Tél. 010/22.50.03

Web : http://www.sycomore.be/  mail :  info@sycomore.be 

 

 

15/02/2008

Construire ses jeux

 

(le Cardan, J.P. Fraipont )

Tu viens jouer?

Cela a commencé il y a une quinzaine d'années, lors des retraites. Depuis lors il m'est arrivé -  et même de plus en plus, car je trouve que le jeu favorise l'émulation et l'intérêt vis-à-vis d'un sujet ou d'une activité - de créer des jeux pour présenter un thème en permettant de mieux entrer dans son contenu. Pour cela, il convient d'être attentif à divers éléments permettant d'orienter son inspiration créatrice.

Mais, avant d'entrer dans plus de détails ludiques, je me suis posé la question:

Au fait, tu joues pour quoi faire?

Sans vouloir y répondre de manière exhaustive, voici quelques idées que je vous invite à compléter si vous le souhaitez:

pour faire comme si, s'impliquer.., sans être concerné (jeux de rôles, Monopoly, Cluedo,...)

pour s'informer, apprendre... sans passer d'examen (électro, lexi-data, trivial pur-suit,...)

pour passer son temps... sans s'ennuyer (jeux de société, jeux de cartes,...)

pour gagner de l'argent... sans (trop) travailler (poker, casino, lotto,...)

pour se divertir, se défouler, rêver.., sans dormir (Bodega,...)

pour faire passer un message... sans (afin d')y être (jeu de coopération,...)

Et aussi plus simplement,

pour se développer physiquement (sport...)

pour rencontrer d'autres personnes.

pour développer ses facultés mentales (échecs...)

pour jouer (spontanéité des jeux d'enfants, à l'origine, d'ailleurs, des jeux de rôles structurés)

pour... a vous de jouer!

Ingrédients pour créer un jeu

Sujet ou thème: l'idée de base est importante sinon fondamentale. Il est donc capital que le sujet soit bien circonscrit. (Exemples personnels: François d'Assise, Christophe Colomb, les 4 éléments de la nature, le Dimanche...).

But ou objectif : tout bon concepteur doit savoir ce qu'il veut et ce qu'il attend de son jeu, ainsi que ce qu'il veut obtenir de la part des participants, à quoi il veut les amener.

Public concerné: le style de jeu variera en difficulté, en présentation, en contenu, en durée, selon le public. Il faut tenir compte de l'âge, de la mentalité, des sensibilités (s'il s'agit de malades ou handicapés, il y a des limites à respecter).

Espace de jeu : jeu d'intérieur, d'extérieur, proche, lointain...

Style de jeu : s'agira-t-il d'un jeu d'équipes, d'un jeu collectif, d'un parcours à effectuer, d'une cible à atteindre, d'objets à lancer, etc... D'un jeu à l'autre, il est intéressant de varier cet aspect des choses afin d'éviter la lassitude.

Sources: choix des documents de référence, livres, publications relatifs au sujet choisi ou proposé.

Progression : une case à la fois, parcours fléché, au moyen d'un ou plusieurs dés, chronométré...

Sanctions, gains: déterminer la manière d'attribuer ou non des gains, une progression particulière, des sanctions négatives, un apport financier fictif...

Manière de jouer : il faut que chacun sache quel rôle il a à tenir, comment il doit progresser: personnellement, avec un pion, seul, avec un équipier pour telle épreuve, les mains attachées, sur un pied...

Nombre de joueurs: un minimum.

Règles: déterminées le plus rigoureusement possible car si le concepteur sait ce qu'il fait, il faut arriver à comprendre le jeu sans sa présence.

Support, matériel : en fonction de ce qui précède, on peut envisager la manière de construire son jeu. De quoi aurai-je besoin, suis-je en mesure de le réaliser, combien va-t-il coûter ? Faire un plan, un avant-projet, un essai (il faut que cela plaise!) et enfin le réaliser.

Objets utiles: cfr matériel, mais il s'agit ici des objets utilisés au cours du jeu et qui en font la spécificité : dés, cartes, monnaies, pions, drapeaux..

 

25/06/2007

Revue de presse AQUA

REVUE DE PRESSE - Dimanche N°25 – 24 juin 2007

aqua 

AQUA – LE JEU DE SOCIETE

Quelques gobelets sur la planète

 

Vous aimez les jeux de société ? Vous ne seriez pas le seul d’après les témoignages des commerçants qui constatent ces derniers temps un regain d’intérêt pour les Cluedo, Scrabble et autres Trivial Poursuit… En voici un nouveau, proposé par le Sycomore. Les jeux coopératifs sont en vogue. Aqua surfe sur la vague.

 

Si vous jouez parfois au Monopoly, vous savez bien qu’au début d’une partie, avant le premier coup de dés, tous les participants partent avec des chances égales. Tous sont réunis sur la case départ, avec la même somme d’argent et soumis aux mêmes règles du jeu. Règles du jeu impitoyables, d’ailleurs, qui pousseront inexorablement les uns à la faillite et les autres à la lutte acharnée pour le monopole absolu des biens.Aqua, le nouveau jeu de société du Sycomore renverse parfaitement le mécanisme. Voilà un jeu coopératif d’une grande subtilité qui pousse les joueurs à s’allier contre les injustices liées à la distribution inéquitable de l’eau, cette richesse naturelle sans laquelle toute vie disparaît.L’aventure Aqua débute mal pour certains joueurs.Pas de soucis pour ceux qui auront la chance de se voir attribuer sur le plateau du jeu les prairies verdoyantes ou les cités modernes. Leur réserve d’eau potable, représentée par un gobelet d’eau limpide. semble intarissable. Il en va de même d’ailleurs pour celui qui se voit octroyer la banquise, ce gros stock d’eau douce déguisée en glaçon.Mais le hasard a le coeur bien sec envers les autres joueurs. L’un a hérité d’une portion de désert, et son gobelet est désespérément vide, ou peu s’en faut. Un autre a pris possession d’une région côtière, mais la voilà dévastée par un cyclone, qui déverse sur ses terres des trombes d’eau polluée. Ses réserves d’eau potable sont aussi vides que celles du dernier joueur, celui qui s’est établi en bord de mer et voit son terrain dévasté par la tempête.Eaux bourbeuses en abondance, plus une goutte d’eau potable.Ainsi dès le départ, dans ce jeu, on sait qui gagne et qui perd, selon les règles darwiniennes de la raison du plus fort. Mais il n’est pas dit que la répartition injuste des ressources aura le dernier mot, et les concepteurs d’Aqua invitent les joueurs à entrer dans une démarche coopérative. Le but du jeu est de corriger les erreurs de la nature sans trop y rajouter de bêtises humaines. De celles qu’on nomme ici gaspillage et dégradations de l’eau.   

Chacun à son tour, les participants tirent les cartes de la pioche et exécutent les consignes dans le but de parvenir ensemble à répartir de manière plus équilibrée les ressources d’eau potable et de constituer une provision commune. Car tous vivent en fin de compte sur la même planète, et si le volume global de l’eau y représente près d’un milliard et demi de kilomètres cubes, il faut savoir que seuls 2% de cette eau est potable. Dès lors, il ne s’agit pas de contaminer les nappes phréatiques et de rendre les pluies acides.

 

Dans les gobelets disposés sur le plateau du jeu,l’eau circule.

Les transactions, réalisées à l’aide de pailles, s’enchaînent pour le meilleur et pour le pire. Tantôt vers les récipients vides, tantôt vers le collecteur d’eaux polluées. Les joueurs doivent faire preuve d’attention, de jugeote et de solidarité pour mener à terme une juste répartition de l’or bleu. Quizz, activités créatives, devinettes et jeu de combinaisons rythment la partie qui suscitera - c’est à parier  - quelques débats intarissables sur la valeur de l’eau.

Dans la boîte du jeu, les concepteurs ont pris soin de glisser un carnet qui apportera une dimension supplémentaire au débat. Les catéchistes et les animateurs pastoraux s’y référeront avec un intérêt particulier. Car on y traite de la “richesse symbolique de l’eau’: Des bords du Jourdain au Puits de Jacob, des cruches de Cana au Lac de Tibériade... L’eau coule de source dans les évangiles. Pour tout chrétien, elle devient même symbole de purification et de résurrection. Jouer une partie d’Aqua au caté, c’est un peu comme chanter avec saint François d’Assise, « Loué sois-tu, mon Seigneur, pour notre soeur l’eau, qui est très utile, et humble et chaste ! »

 

Jérémie BRASSEUR

 

Fiche jeu

Type : jeu coopératif

Age : dès 8 ans

Nombre de joueurs : 2 à 6(ou par équipes)

Durée : 45 min. environ

 

Prix : 28 €

Edition : Le  Sycomore ASBL

Contenu : un plateau de jeu en couleur, 108 fiches, 2 pailles et 32 cartes ressources, règle du jeu, livret « Richesse symbolique de l’eau ».

 

 

09/05/2007

Un jeu pour sensibiliser au problème de l'eau

aquaArticle sur le jeu Aqua

vendredi 23 mars 2007, par Econo-Ecolo

 

Aqua renouvelle les jeux traditionnels de questions-réponses en ajoutant un attrait ludique par la manipulation de gobelets d’eau. C’est un jeu très pédagogique sur le thème global de l’eau abordant aussi bien les gestes écocitoyens à la maison que les problématiques mondiales liées à la répartition de l’eau sur la planète. Au-delà du caractère informatif des fiches, Aqua nous permet d’apprendre la coopération et le partage de l’eau avec les joueurs les plus démunis.

 

Caractéristiques :

Type : jeu de société coopératif

 

Age : A partir de 8 ans

 

Nombre de joueurs : 2 à 6 (ou par équipes)

 

Durée : 45 mn environ

 

Prix indicatif : 28 euros

 

Edition : Sycomore

 

Thème :

Gestion de l’eau.

 

Description :

Le but du jeu est de remplir d’eau potable un récipient commun gradué, ainsi que les récipients des joueurs pauvres en eau ou dont l’eau est polluée, jusqu’au niveau décidé en début de partie.

 

Chaque joueur tire à tour de rôle une fiche, la lit et exécute les consignes : on pioche une carte ressources, on transfère de l’eau de son gobelet au gobelet commun et au joueur possédant le moins d’eau ou on verse de l’eau dans le récipient d’eau pollué. Le transfert de l’eau se fait à l’aide d’une paille.

 

La boîte contient un plateau de jeu en couleur, 108 fiches, 2 pailles et 32 cartes ressources.

 

C’est un jeu de découverte où il n’y a ni gagnant ni perdant mais dont l’objectif est de sensibiliser les jeunes à la problématique de l’eau comme bien commun. Les fiches informent, incitent à réfléchir, invitent à agir. Le plan de jeu évoque la planète terre vue du ciel et suggère l’inégale répartition des ressources hydriques.

 

Notre avis : [1]

Aqua pourrait être un jeu classique de questions et réponses, et la richesse de ses fiches ainsi que les différents principes de jeu pourraient suffire à en faire un jeu intéressant. Mais Aqua renouvelle le traditionnel jeu de questions-réponses en apportant une touche d’action : transférer de l’eau d’un récipient à un autre à l’aide d’une paille. Les plus petits comme les plus grands adorent jouer avec l’eau : succès garanti.

 

Aqua est un jeu très pédagogique sur le thème global de l’eau : il aborde aussi bien les gestes écocitoyens de gestion de l’eau à la maison que les problématiques planétaires de répartition de cette ressource rare. Les cartes/fiches permettent de réellement réfléchir sur ce thème via des informations, des questions ou des activités (créer un slogan par exemple). Ces activités permettent à la fois de se divertir autrement avec ses enfants, mais ont un effet pédagogique incontestable. Les informations contenues dans ces fiches ne sont vraiment compréhensibles qu’à partir de 8 ans, voire 10 ans… mais elles sont très utiles également pour les adultes.

 

La grande originalité d’Aqua est la manipulation de gobelet d’eau : chaque joueur dispose d’au moins un gobelet d’eau ; deux gobelets communs représentent l’eau potable et l’eau pollué, ce dernier est coloré à l’aide d’un colorant ou d’un sirop. Le jeu consiste à suivre les consignes, mais également à répondre le plus justement possible aux questions et à utiliser à bon escient ses cartes ressources afin de remplir le récipient commun d’eau potable. Le transfert d’eau est très récréatif car il s’effectue avec une paille ; la règle ne précisant pas si le récipient doit être droit ou non…. cela laisse libre l’imagination des plus malins.

 

En outre, Aqua est un jeu coopératif où tous les joueurs ont un but commun : remplir le récipient d’eau potable. Au-delà du but commun, les joueurs doivent s’entraider afin qu’aucun joueur n’ait un gobelet dont le niveau est inférieur à un seuil chaque joueur doit donc partager son eau avec le joueur le plus pauvre en eau. Plus que les fiches d’information encore, c’est donc le principe même du jeu qui nous permet d’apprendre à gérer l’eau.

 

Le graphisme du plateau de jeu est de très grande qualité, mais les matériaux et dessins des cartes restent assez basiques. Les cartes ressources auraient méritées une illustration pour que les plus jeunes enfants comprennent ce qu’est une station d’épuration ou un château d’eau par exemple.

 

Du fait de son originalité, ce jeu nécessite un peu de préparation, car il convient de trouver des gobelets, les graduer et les remplir d’eau. Les dosages d’eau des verres des joueurs et du niveau à atteindre dans le récipient commun nécessitent quelques parties avant de trouver les justes niveaux permettant de joueur un temps raisonnable tout en conservant un certain piment dans le jeu.

 

A la fin du jeu, n’oubliez pas de verser l’eau des gobelets dans vos plantes afin de les arroser et de ne pas la jeter inutilement : plus que la réduction de consommation d’eau, ce geste fait partie de l’apprentissage du moindre gaspi.

 

Pour acheter ou obtenir plus d’informations sur ce jeu et découvrir l’intégralité de la sélection de jeu, consultez la rubrique Jeux et enfance d’Econo-Ecolo.

 

Notes

[1] Notre avis est construit à partir de multiples tests du jeu avec des enfants de différents âges et des adultes. Econo-Ecolo est un site à but non lucratif et non intéressé par la vente des jeux sur lesquels les avis sont donnés ; ceci garantit l’indépendance des avis.

http://www.econo-ecolo.org/

 

23/03/2007

Echos de la conférence de Monsieur A. Dehant Professeur honoraire de l’UCL et fondateur du Centre de Recherche du jeu et du jouet

André Dehant est un remarquable connaisseur du monde du jeu et de son potentiel éducatif .
Son exposé fut à la fois clair, instructif et passionnant.

Le jeu est une activité innée, qui perdure à travers la jeunesse et l’age adulte ..... à condition d’être entretenue !
Il est lieu d’échange, de communication, d’interaction et de créativité. Si ce n’est pas le cas, il s’appauvrit et isole. On en perd le goût.

Quelles sont les qualités d’un bon jeu ?

1. Le plaisir. Le plaisir que peut procurer le jeu est primordial. Pouvoir jouer plusieurs fois et toujours s’amuser est un gage de qualité. En allant plus loin, on peut dire qu’une activité ludique qui ne serait qu’éclat de rire et défoulement, par la capacité de concentration qu’elle libère pour la suite vaut mieux qu’un soi-disant jeu didactique qui ne serait que de la matière scolaire camouflée.

S’il n’est pas amusant, ce n’est pas un jeu !

2. L’expression. Pouvoir s’exprimer est fondamental en éducation. Beaucoup de jeux libèrent l’imagination et la création. Souvent tout dépend d’ailleurs de la façon de les utiliser. Pourquoi, en offrant un nouveau jeu à un enfant, ne pas lui permettre d’inventer ses propres règles? Les lui faire expliquer, les laisser évoluer, clairement, d’une fois à l’autre ? Un éducateur attentif, qu’il soit parent, enseignant, catéchiste, y trouvera matière à observation et réflexion. Une complicité de bon aloi s’installera entre l’enfant, qui jouira de son espace de liberté, et l’adulte qui s’émerveillera de l’inventivité de son jeune complice.

Jouer n’est pas forcément synonyme de reproduire des règles préétablies.

3. L’échange. Certains jeux isolent. D’autres ne permettent pas de réelle communication entre les partenaires ou adversaires ! Or la relation est essentielle pour l’enfant. Il en a besoin pour grandir. C’est dans la possibilité qu’il offre d’établir des relations nouvelles et réciproques que le jeu tire son intérêt. Il y a là place pour la différence et pour une reconnaissance positive du changement.

Dans une relation pédagogique, quel est le meilleur moment pour introduire un jeu ?

Tout est possible, selon le type de jeu.
- au début, grâce aux jeux qui permettent d’acquérir certaines notions ou qui,

par l’ intuition, ouvrent de nouvelles pistes à la réflexion.
- en complément de l’acquisition d’une notion nouvelle pour aider à mieux comprendre.
- après l’explication, comme application pour intégrer et
mémoriser.
Sans oublier qu’une activité ludique courte et amusante, même si elle n’a rien à voir directement avec la matière, peut utilement détendre l’atmosphère et permettre de repartir de plus belle.
Souvent les jeux de table se prêtent à être adaptés en grand, parfois à même le sol. L’enfant vivra alors davantage la situation car il y sera plongé. Il pourra s’extérioriser, valoriser ses talents. L’activité prend alors une dimension supplémentaire.
Les jeux permettent des approches multiples. Les varier enrichit. A côté des jeux de hasard comme le jeu de l’oie, les jeux de tactique et de stratégie demandent réflexion et prise en compte des autres. Les jeux de collaboration facilitent l’intégration, l’organisation, les bonnes relations. Les jeux de compétition apprennent à perdre comme à gagner. Les jeux d’expression aident à se découvrir.

Quelle richesse pour la pédagogie !


- Monsieur Dehant édite chaque année un catalogue du jouet qui
commente les meilleurs jeux de l’année.
Il est en vente auprès de M. A. Dehant, rue des fusillés, 8 à
7020 Mons, Belgique

22/03/2007

Et si on jouait vraiment ensemble

Dimanche le 23/11/97

Catéchèse

Et si on jouait vraiment ensemble ?

Exceptionnellement, cette page “Junior” est destinée aux adultes, parents et animateurs de catéchèse, qui cheminent avec les enfants sur le chemin de la foi. Au cours des rencontres, le jeu peut occuper une place importante, comme l’explique une responsable du “Sycomore”, service spécialisé dans la création de jeux pour la catécbèse La dépense physique, le défoulement-le rire loin d’être incompatibles avec le sérieux du thème choisi, peuvent l’enrichir en y apportant des accents neufs et bienvenus.  Nous avons découvert une complicité inattendue entre la Parole de Dieu et le message vécu par le jeu de collaboration. C’est dans cet esprit que nous avons imaginé le grand jeu d’extérieur Sauve qui veut sur le thème "Nous suivons Jésus"comme l’équipage d’un navire fait  confiance à son capitaine”. Nos  “moussaillons” se sont passionnés pour le parcours semé d’embûches tant physiques qu’exégétiques. Le plus drôle et le plus éducatif a été l’empressement à porter secours aux camarades prisonniers sur l’île du diable où ils avaient échoué après une épreuve manquée. Ils avaient très vite compris qu’il était inutile de jouer tout seul et de se précipi­ter pour terminer premier. L’en­traide est devenue naturellement la première règle.

 

- Bref, un jeu de coopération, sans perdants. Exactement; ce type d’activité trouve bien sa place en catéchèse. Autant la compétition, bien dans l’air du temps, ne doit pas avoir voix au chapitre ici, autant les jeux de coopération sont, par eux-mêmes, une catéchèse. Ils permettent de vivre l’expérience de la parole annoncée. Tout en s’amusant, on découvre un autre mode de comportement, plus proche du Royaume que la compétitivité et l’exclusion ambiantes. - Le jeu permet-il aussi d’approfondir réellement la connaissance des évangiles? Certainement mais, dans le cadre d’un jeu, ce n’est pas la recherche pointue de l’étude exégétique qui est poursuivie! Par exemple, un jeu comme le BibleSkate y invite par le dessin et par le mime, avec des fous-rires garantis. Les pêcheurs de perles rend attrayant l'exploration de 48 textes du nouveau testament, mais les ‘plongeurs’ les pêchent dans leur livre d’autant plus rapidement qu’ils s’entraident pour éviter les dangers marins et qu'ils accumulent des coquillages pour l’accès au trésor. C’est un grand jeu d’extérieur ou de table pour une petite équipe - La vie quotidienne y occupe-t-elle une place?- C’est tout à fait possible avec un jeu comme le Light. Dans l’obscurité, éclairé par un petit luminaire central, chacun à son tour s’efforce de faire grandir l’espace lumineux dont il est responsable en citant des exemples concrets d’attitudes qui rendent notre monde plus chaleureux ou plus froid Celui qui parvient à son terme aide ensuite ses partenaires

Tous les enfants ont beaucoup à dire quand il s’agit d’expériences vécues.

- Ce style de jeu n’est-il pas difficile à gérer pour l’anima­teur?- Oui et non, c’est une question de mentalité.  La démarche que propose ces jeux colle tellement à ce que l’on a envie de transmettre qu’il suffit de jouer une ou deux fois entre animateurs pour se laisser convaincre de leur bien-fondé et pour adapter les règles à son groupe. Il est surprenant de découvrir que le réflexe premier est habi­tuellement le chacun pour soi, car nos enfants sont conditionnés Tout l’art de l’animateur consiste à ne pas intervenir et à laisser ex­périmenter combien les rivalités sont stériles. Il est bien plus gai et plus efficace de se donner des règles plus semblables aux ma­nières d’agir proposées par Jé­sus. Un moment de réflexion suffit pour mettre en lumière le sens qu il faut donner a nos vies si nous voulons aussi marcher à sa suite - Peut-on aussi utiliser d’autres jeux?  Bien sûr, comme par exemple les jeux brefs, mais ô combien significatifs, que sont les jeux Confiance diffusés notamment par l’Université de Paix, à Namur. Notre brochure Aventures de re­traites de Profession de foi ex­plique la façon d’intégrer le jeu ainsi que d’autres techniques dans la démarche catéchétique. Le jeu est toujours une aventure partagée dans la confiance entre tous les partenaires : enfants, adultes…et Esprit Saint.   JPB