13/03/2008

Création d'un jeu en classe, l'expérience de mme Harray

 

En rénové (2ème année) à Liège, une enseignante a utilisé au cours de cette année les dossiers de la petite boîte "Au temps de Jésus" du Sycomore pour étoffer son cours de religion la nourriture, les animaux, la vie politique et sociale... Elle a puisé tant dans le matériel d'animation avec ses jeux et activités diverses que dans les fiches de documentations à usage de l'animateur.

A la fin de l'année, elle a demandé aux élèves de créer eux-mêmes un jeu sur la personne de Jésus Christ. Seule obligation qui y figurent 52 cartes de questions, assorties des réponses.

Pendant 4 heures de cours, les jeunes ont revu leur matière, travaillé la documentation à leur disposition, creusé les questions. Par groupe de 2 ou de 3, ils ont rédigé leurs cartes avec beaucoup de sérieux. Le résultat est remarquable certains ont imaginé et fort bien réalisé un jeu de l'oie, un trivial poursuit devenu "Christus pursuit",... La planche de jeu réalisée donne, à elle seule, l'envie de jouer. Quant aux questions, il est manifeste que l'ordinateur n'a pas beaucoup de secret pour certains car la présentation des questions/réponses est soignée et souvent colorée.

Dans un deuxième temps, les jeunes ont sélectionné leurs jeux les meilleurs et une dernière heure de cours a été consacrée à les expérimenter.


Enfin, cadre scolaire oblige, il fallait donner des points. Le professeur a sélectionné 20 de leurs questions qu'il se fera à son tour un plaisir de leur poser, pour la moitié des points, l'autre moitié reflétant l'évaluation de leur travail dans la réalisation du jeu.

Ainsi, des jeunes dont il est manifeste qu'ils ont d'autres centres d'intérêts dans la vie que de parler de Jésus de Nazareth - c'est peu dire - se sont manifestement passionnés pour ce travail et y ont consacré - du moins certains - bien plus que les 4 heures accordées dans le cadre du cours de religion. Ils ont étudié leurs questions, ils ont confronté leurs recherches tout en s'amusant ,ils ont découvert un Jésus bien réel qui leur était jusqu'alors inconnu.


Nous ne dirons jamais assez à Madame Harray combien sa visite pour nous montrer ses 6 meilleurs jeux (sur 40) nous a fait du bien et nous encourage dans notre travail. Sa façon de "donner cours" dans un milieu réputé difficile met directement dans le coup les jeunes eux-mêmes. Ce que nous avons vu nous montre que les élèves sont capables, par une recherche personnelle ainsi stimulée, de se passionner pour leur projet et de travailler en profondeur.

Le jeu parabole

 

Le jeu parabole

Au terme "parabole" du Dictionnaire du Nouveau Testament de Xavier Léon-Dufour, on trouve : "plusieurs termes caractérisent le mode littéraire qui procède par comparaison et par énigme...  Ceux-ci désignent non seulement la comparaison développée mais aussi l'énigme, la comparaison allégorisante dont le but n'est pas simplement de fournir une illustration mais d'inviter à chercher une signification".

Un jeu peut-il être une parabole ?  Il en présente en tout cas toutes les caractéristiques et va plus loin puisqu'il met en situation.  Il ne dit pas seulement une expérience, il la fait vivre.  En cela il va plus loin quel le simple récit.  Il est énigme et incite à chercher une signification.  Il permet d'aborder des thèmes en relation avec la vie, de mettre en lumière les valeurs qui orientent notre façon d'agir, souvent de manière non-dite et parfois même non-réfléchie.  Que le jeu se déroule dans le sérieux ou dans la grande rigolade, l'échange, pour être bien mené, tirera parti des situations de jeu et des réflexions qu'il a suscitées.  L'animateur prendra soin de les mettre en évidence pendant ou après l'animation.  Il aidera les participants à ouvrir les yeux sur le sens qu'ils donnent ou donneront à leur vie.

C'est dans ce terreau que le (la) catéchiste éveillera à la recherche de sens et sèmera la Parole.

Toute situation humaine, toute affirmation peut être mise en lien avec une attitude, une phrase de Jésus de Nazareth.  Cette confrontation sera plus riche d'enseignement que n'importe quel discours théorique.  Elle demande de la part de l'animateur beaucoup d'attention à ce qui se vit et ce qui se dit, beaucoup de bienveillance à l'égard de ses interlocuteurs, une cohérence personnelle et connaissance "vécue" de l'Evangile.  Il s'agit ici d'un partage de vie et de foi plus que d'enseignement.  Les jeunes demandent des témoins, des personnes-repères qui font ce qu'elles disent et qui disent ce qu'elles font.  C'est le seul langage audible par nos adolescents.

Ainsi donc, si un support matériel comme un jeu, n'affiche pas le signe typiquement religieux et ne contient pas de citations bibliques, il n'en est pas moins un outil catéchétique performant dans les mains de ceux et celles qui sont à l'écoute des jeunes et qui désirent leur proposer un choix de vie inspiré par l'Evangile.

Quand Jésus veut parler du Royaume de son Père, il raconte une parabole.  Il est rare que l'on y trouve le nom de Dieu ou une citation de l'Ancien Testament.  C'est une histoire humaine souvent banale : l'ivraie et le bon grain, le semeur, le repas de noces...  Et pourtant, elle contient en filigrane un message caché, qu'il explique parfois à ses amis.  "Que ceux qui ont des oreilles pour entendre, entendent".

Plusieurs de nos jeux se situent dans cette tradition.  A première vue, ils disent quelque chose des  gens, il font émerger ce qu'ils vivent et ce qu'ils pensent.  "A deuxième vue", ils mettront en route une catéchèse qui révèlera Dieu dans son lieu de prédilection : la vie des hommes et des femmes de ce temps.

Jeanne Marie Oleffe

Pour les 5-8 ans: les Moch'bons. Pour les adolescents: Comils'M - Options - Syfamie - Spirit story. Pour tous: Fiesta - Light.

Disponible au Sycomore à Wavre Tél. 010/22.50.03

Web : http://www.sycomore.be/  mail :  info@sycomore.be 

 

 

15/02/2008

Construire ses jeux

 

(le Cardan, J.P. Fraipont )

Tu viens jouer?

Cela a commencé il y a une quinzaine d'années, lors des retraites. Depuis lors il m'est arrivé -  et même de plus en plus, car je trouve que le jeu favorise l'émulation et l'intérêt vis-à-vis d'un sujet ou d'une activité - de créer des jeux pour présenter un thème en permettant de mieux entrer dans son contenu. Pour cela, il convient d'être attentif à divers éléments permettant d'orienter son inspiration créatrice.

Mais, avant d'entrer dans plus de détails ludiques, je me suis posé la question:

Au fait, tu joues pour quoi faire?

Sans vouloir y répondre de manière exhaustive, voici quelques idées que je vous invite à compléter si vous le souhaitez:

pour faire comme si, s'impliquer.., sans être concerné (jeux de rôles, Monopoly, Cluedo,...)

pour s'informer, apprendre... sans passer d'examen (électro, lexi-data, trivial pur-suit,...)

pour passer son temps... sans s'ennuyer (jeux de société, jeux de cartes,...)

pour gagner de l'argent... sans (trop) travailler (poker, casino, lotto,...)

pour se divertir, se défouler, rêver.., sans dormir (Bodega,...)

pour faire passer un message... sans (afin d')y être (jeu de coopération,...)

Et aussi plus simplement,

pour se développer physiquement (sport...)

pour rencontrer d'autres personnes.

pour développer ses facultés mentales (échecs...)

pour jouer (spontanéité des jeux d'enfants, à l'origine, d'ailleurs, des jeux de rôles structurés)

pour... a vous de jouer!

Ingrédients pour créer un jeu

Sujet ou thème: l'idée de base est importante sinon fondamentale. Il est donc capital que le sujet soit bien circonscrit. (Exemples personnels: François d'Assise, Christophe Colomb, les 4 éléments de la nature, le Dimanche...).

But ou objectif : tout bon concepteur doit savoir ce qu'il veut et ce qu'il attend de son jeu, ainsi que ce qu'il veut obtenir de la part des participants, à quoi il veut les amener.

Public concerné: le style de jeu variera en difficulté, en présentation, en contenu, en durée, selon le public. Il faut tenir compte de l'âge, de la mentalité, des sensibilités (s'il s'agit de malades ou handicapés, il y a des limites à respecter).

Espace de jeu : jeu d'intérieur, d'extérieur, proche, lointain...

Style de jeu : s'agira-t-il d'un jeu d'équipes, d'un jeu collectif, d'un parcours à effectuer, d'une cible à atteindre, d'objets à lancer, etc... D'un jeu à l'autre, il est intéressant de varier cet aspect des choses afin d'éviter la lassitude.

Sources: choix des documents de référence, livres, publications relatifs au sujet choisi ou proposé.

Progression : une case à la fois, parcours fléché, au moyen d'un ou plusieurs dés, chronométré...

Sanctions, gains: déterminer la manière d'attribuer ou non des gains, une progression particulière, des sanctions négatives, un apport financier fictif...

Manière de jouer : il faut que chacun sache quel rôle il a à tenir, comment il doit progresser: personnellement, avec un pion, seul, avec un équipier pour telle épreuve, les mains attachées, sur un pied...

Nombre de joueurs: un minimum.

Règles: déterminées le plus rigoureusement possible car si le concepteur sait ce qu'il fait, il faut arriver à comprendre le jeu sans sa présence.

Support, matériel : en fonction de ce qui précède, on peut envisager la manière de construire son jeu. De quoi aurai-je besoin, suis-je en mesure de le réaliser, combien va-t-il coûter ? Faire un plan, un avant-projet, un essai (il faut que cela plaise!) et enfin le réaliser.

Objets utiles: cfr matériel, mais il s'agit ici des objets utilisés au cours du jeu et qui en font la spécificité : dés, cartes, monnaies, pions, drapeaux..

 

25/06/2007

Revue de presse AQUA

REVUE DE PRESSE - Dimanche N°25 – 24 juin 2007

aqua 

AQUA – LE JEU DE SOCIETE

Quelques gobelets sur la planète

 

Vous aimez les jeux de société ? Vous ne seriez pas le seul d’après les témoignages des commerçants qui constatent ces derniers temps un regain d’intérêt pour les Cluedo, Scrabble et autres Trivial Poursuit… En voici un nouveau, proposé par le Sycomore. Les jeux coopératifs sont en vogue. Aqua surfe sur la vague.

 

Si vous jouez parfois au Monopoly, vous savez bien qu’au début d’une partie, avant le premier coup de dés, tous les participants partent avec des chances égales. Tous sont réunis sur la case départ, avec la même somme d’argent et soumis aux mêmes règles du jeu. Règles du jeu impitoyables, d’ailleurs, qui pousseront inexorablement les uns à la faillite et les autres à la lutte acharnée pour le monopole absolu des biens.Aqua, le nouveau jeu de société du Sycomore renverse parfaitement le mécanisme. Voilà un jeu coopératif d’une grande subtilité qui pousse les joueurs à s’allier contre les injustices liées à la distribution inéquitable de l’eau, cette richesse naturelle sans laquelle toute vie disparaît.L’aventure Aqua débute mal pour certains joueurs.Pas de soucis pour ceux qui auront la chance de se voir attribuer sur le plateau du jeu les prairies verdoyantes ou les cités modernes. Leur réserve d’eau potable, représentée par un gobelet d’eau limpide. semble intarissable. Il en va de même d’ailleurs pour celui qui se voit octroyer la banquise, ce gros stock d’eau douce déguisée en glaçon.Mais le hasard a le coeur bien sec envers les autres joueurs. L’un a hérité d’une portion de désert, et son gobelet est désespérément vide, ou peu s’en faut. Un autre a pris possession d’une région côtière, mais la voilà dévastée par un cyclone, qui déverse sur ses terres des trombes d’eau polluée. Ses réserves d’eau potable sont aussi vides que celles du dernier joueur, celui qui s’est établi en bord de mer et voit son terrain dévasté par la tempête.Eaux bourbeuses en abondance, plus une goutte d’eau potable.Ainsi dès le départ, dans ce jeu, on sait qui gagne et qui perd, selon les règles darwiniennes de la raison du plus fort. Mais il n’est pas dit que la répartition injuste des ressources aura le dernier mot, et les concepteurs d’Aqua invitent les joueurs à entrer dans une démarche coopérative. Le but du jeu est de corriger les erreurs de la nature sans trop y rajouter de bêtises humaines. De celles qu’on nomme ici gaspillage et dégradations de l’eau.   

Chacun à son tour, les participants tirent les cartes de la pioche et exécutent les consignes dans le but de parvenir ensemble à répartir de manière plus équilibrée les ressources d’eau potable et de constituer une provision commune. Car tous vivent en fin de compte sur la même planète, et si le volume global de l’eau y représente près d’un milliard et demi de kilomètres cubes, il faut savoir que seuls 2% de cette eau est potable. Dès lors, il ne s’agit pas de contaminer les nappes phréatiques et de rendre les pluies acides.

 

Dans les gobelets disposés sur le plateau du jeu,l’eau circule.

Les transactions, réalisées à l’aide de pailles, s’enchaînent pour le meilleur et pour le pire. Tantôt vers les récipients vides, tantôt vers le collecteur d’eaux polluées. Les joueurs doivent faire preuve d’attention, de jugeote et de solidarité pour mener à terme une juste répartition de l’or bleu. Quizz, activités créatives, devinettes et jeu de combinaisons rythment la partie qui suscitera - c’est à parier  - quelques débats intarissables sur la valeur de l’eau.

Dans la boîte du jeu, les concepteurs ont pris soin de glisser un carnet qui apportera une dimension supplémentaire au débat. Les catéchistes et les animateurs pastoraux s’y référeront avec un intérêt particulier. Car on y traite de la “richesse symbolique de l’eau’: Des bords du Jourdain au Puits de Jacob, des cruches de Cana au Lac de Tibériade... L’eau coule de source dans les évangiles. Pour tout chrétien, elle devient même symbole de purification et de résurrection. Jouer une partie d’Aqua au caté, c’est un peu comme chanter avec saint François d’Assise, « Loué sois-tu, mon Seigneur, pour notre soeur l’eau, qui est très utile, et humble et chaste ! »

 

Jérémie BRASSEUR

 

Fiche jeu

Type : jeu coopératif

Age : dès 8 ans

Nombre de joueurs : 2 à 6(ou par équipes)

Durée : 45 min. environ

 

Prix : 28 €

Edition : Le  Sycomore ASBL

Contenu : un plateau de jeu en couleur, 108 fiches, 2 pailles et 32 cartes ressources, règle du jeu, livret « Richesse symbolique de l’eau ».

 

 

09/05/2007

Un jeu pour sensibiliser au problème de l'eau

aquaArticle sur le jeu Aqua

vendredi 23 mars 2007, par Econo-Ecolo

 

Aqua renouvelle les jeux traditionnels de questions-réponses en ajoutant un attrait ludique par la manipulation de gobelets d’eau. C’est un jeu très pédagogique sur le thème global de l’eau abordant aussi bien les gestes écocitoyens à la maison que les problématiques mondiales liées à la répartition de l’eau sur la planète. Au-delà du caractère informatif des fiches, Aqua nous permet d’apprendre la coopération et le partage de l’eau avec les joueurs les plus démunis.

 

Caractéristiques :

Type : jeu de société coopératif

 

Age : A partir de 8 ans

 

Nombre de joueurs : 2 à 6 (ou par équipes)

 

Durée : 45 mn environ

 

Prix indicatif : 28 euros

 

Edition : Sycomore

 

Thème :

Gestion de l’eau.

 

Description :

Le but du jeu est de remplir d’eau potable un récipient commun gradué, ainsi que les récipients des joueurs pauvres en eau ou dont l’eau est polluée, jusqu’au niveau décidé en début de partie.

 

Chaque joueur tire à tour de rôle une fiche, la lit et exécute les consignes : on pioche une carte ressources, on transfère de l’eau de son gobelet au gobelet commun et au joueur possédant le moins d’eau ou on verse de l’eau dans le récipient d’eau pollué. Le transfert de l’eau se fait à l’aide d’une paille.

 

La boîte contient un plateau de jeu en couleur, 108 fiches, 2 pailles et 32 cartes ressources.

 

C’est un jeu de découverte où il n’y a ni gagnant ni perdant mais dont l’objectif est de sensibiliser les jeunes à la problématique de l’eau comme bien commun. Les fiches informent, incitent à réfléchir, invitent à agir. Le plan de jeu évoque la planète terre vue du ciel et suggère l’inégale répartition des ressources hydriques.

 

Notre avis : [1]

Aqua pourrait être un jeu classique de questions et réponses, et la richesse de ses fiches ainsi que les différents principes de jeu pourraient suffire à en faire un jeu intéressant. Mais Aqua renouvelle le traditionnel jeu de questions-réponses en apportant une touche d’action : transférer de l’eau d’un récipient à un autre à l’aide d’une paille. Les plus petits comme les plus grands adorent jouer avec l’eau : succès garanti.

 

Aqua est un jeu très pédagogique sur le thème global de l’eau : il aborde aussi bien les gestes écocitoyens de gestion de l’eau à la maison que les problématiques planétaires de répartition de cette ressource rare. Les cartes/fiches permettent de réellement réfléchir sur ce thème via des informations, des questions ou des activités (créer un slogan par exemple). Ces activités permettent à la fois de se divertir autrement avec ses enfants, mais ont un effet pédagogique incontestable. Les informations contenues dans ces fiches ne sont vraiment compréhensibles qu’à partir de 8 ans, voire 10 ans… mais elles sont très utiles également pour les adultes.

 

La grande originalité d’Aqua est la manipulation de gobelet d’eau : chaque joueur dispose d’au moins un gobelet d’eau ; deux gobelets communs représentent l’eau potable et l’eau pollué, ce dernier est coloré à l’aide d’un colorant ou d’un sirop. Le jeu consiste à suivre les consignes, mais également à répondre le plus justement possible aux questions et à utiliser à bon escient ses cartes ressources afin de remplir le récipient commun d’eau potable. Le transfert d’eau est très récréatif car il s’effectue avec une paille ; la règle ne précisant pas si le récipient doit être droit ou non…. cela laisse libre l’imagination des plus malins.

 

En outre, Aqua est un jeu coopératif où tous les joueurs ont un but commun : remplir le récipient d’eau potable. Au-delà du but commun, les joueurs doivent s’entraider afin qu’aucun joueur n’ait un gobelet dont le niveau est inférieur à un seuil chaque joueur doit donc partager son eau avec le joueur le plus pauvre en eau. Plus que les fiches d’information encore, c’est donc le principe même du jeu qui nous permet d’apprendre à gérer l’eau.

 

Le graphisme du plateau de jeu est de très grande qualité, mais les matériaux et dessins des cartes restent assez basiques. Les cartes ressources auraient méritées une illustration pour que les plus jeunes enfants comprennent ce qu’est une station d’épuration ou un château d’eau par exemple.

 

Du fait de son originalité, ce jeu nécessite un peu de préparation, car il convient de trouver des gobelets, les graduer et les remplir d’eau. Les dosages d’eau des verres des joueurs et du niveau à atteindre dans le récipient commun nécessitent quelques parties avant de trouver les justes niveaux permettant de joueur un temps raisonnable tout en conservant un certain piment dans le jeu.

 

A la fin du jeu, n’oubliez pas de verser l’eau des gobelets dans vos plantes afin de les arroser et de ne pas la jeter inutilement : plus que la réduction de consommation d’eau, ce geste fait partie de l’apprentissage du moindre gaspi.

 

Pour acheter ou obtenir plus d’informations sur ce jeu et découvrir l’intégralité de la sélection de jeu, consultez la rubrique Jeux et enfance d’Econo-Ecolo.

 

Notes

[1] Notre avis est construit à partir de multiples tests du jeu avec des enfants de différents âges et des adultes. Econo-Ecolo est un site à but non lucratif et non intéressé par la vente des jeux sur lesquels les avis sont donnés ; ceci garantit l’indépendance des avis.

http://www.econo-ecolo.org/

 

23/03/2007

Echos de la conférence de Monsieur A. Dehant Professeur honoraire de l’UCL et fondateur du Centre de Recherche du jeu et du jouet

André Dehant est un remarquable connaisseur du monde du jeu et de son potentiel éducatif .
Son exposé fut à la fois clair, instructif et passionnant.

Le jeu est une activité innée, qui perdure à travers la jeunesse et l’age adulte ..... à condition d’être entretenue !
Il est lieu d’échange, de communication, d’interaction et de créativité. Si ce n’est pas le cas, il s’appauvrit et isole. On en perd le goût.

Quelles sont les qualités d’un bon jeu ?

1. Le plaisir. Le plaisir que peut procurer le jeu est primordial. Pouvoir jouer plusieurs fois et toujours s’amuser est un gage de qualité. En allant plus loin, on peut dire qu’une activité ludique qui ne serait qu’éclat de rire et défoulement, par la capacité de concentration qu’elle libère pour la suite vaut mieux qu’un soi-disant jeu didactique qui ne serait que de la matière scolaire camouflée.

S’il n’est pas amusant, ce n’est pas un jeu !

2. L’expression. Pouvoir s’exprimer est fondamental en éducation. Beaucoup de jeux libèrent l’imagination et la création. Souvent tout dépend d’ailleurs de la façon de les utiliser. Pourquoi, en offrant un nouveau jeu à un enfant, ne pas lui permettre d’inventer ses propres règles? Les lui faire expliquer, les laisser évoluer, clairement, d’une fois à l’autre ? Un éducateur attentif, qu’il soit parent, enseignant, catéchiste, y trouvera matière à observation et réflexion. Une complicité de bon aloi s’installera entre l’enfant, qui jouira de son espace de liberté, et l’adulte qui s’émerveillera de l’inventivité de son jeune complice.

Jouer n’est pas forcément synonyme de reproduire des règles préétablies.

3. L’échange. Certains jeux isolent. D’autres ne permettent pas de réelle communication entre les partenaires ou adversaires ! Or la relation est essentielle pour l’enfant. Il en a besoin pour grandir. C’est dans la possibilité qu’il offre d’établir des relations nouvelles et réciproques que le jeu tire son intérêt. Il y a là place pour la différence et pour une reconnaissance positive du changement.

Dans une relation pédagogique, quel est le meilleur moment pour introduire un jeu ?

Tout est possible, selon le type de jeu.
- au début, grâce aux jeux qui permettent d’acquérir certaines notions ou qui,

par l’ intuition, ouvrent de nouvelles pistes à la réflexion.
- en complément de l’acquisition d’une notion nouvelle pour aider à mieux comprendre.
- après l’explication, comme application pour intégrer et
mémoriser.
Sans oublier qu’une activité ludique courte et amusante, même si elle n’a rien à voir directement avec la matière, peut utilement détendre l’atmosphère et permettre de repartir de plus belle.
Souvent les jeux de table se prêtent à être adaptés en grand, parfois à même le sol. L’enfant vivra alors davantage la situation car il y sera plongé. Il pourra s’extérioriser, valoriser ses talents. L’activité prend alors une dimension supplémentaire.
Les jeux permettent des approches multiples. Les varier enrichit. A côté des jeux de hasard comme le jeu de l’oie, les jeux de tactique et de stratégie demandent réflexion et prise en compte des autres. Les jeux de collaboration facilitent l’intégration, l’organisation, les bonnes relations. Les jeux de compétition apprennent à perdre comme à gagner. Les jeux d’expression aident à se découvrir.

Quelle richesse pour la pédagogie !


- Monsieur Dehant édite chaque année un catalogue du jouet qui
commente les meilleurs jeux de l’année.
Il est en vente auprès de M. A. Dehant, rue des fusillés, 8 à
7020 Mons, Belgique

22/03/2007

Et si on jouait vraiment ensemble

Dimanche le 23/11/97

Catéchèse

Et si on jouait vraiment ensemble ?

Exceptionnellement, cette page “Junior” est destinée aux adultes, parents et animateurs de catéchèse, qui cheminent avec les enfants sur le chemin de la foi. Au cours des rencontres, le jeu peut occuper une place importante, comme l’explique une responsable du “Sycomore”, service spécialisé dans la création de jeux pour la catécbèse La dépense physique, le défoulement-le rire loin d’être incompatibles avec le sérieux du thème choisi, peuvent l’enrichir en y apportant des accents neufs et bienvenus.  Nous avons découvert une complicité inattendue entre la Parole de Dieu et le message vécu par le jeu de collaboration. C’est dans cet esprit que nous avons imaginé le grand jeu d’extérieur Sauve qui veut sur le thème "Nous suivons Jésus"comme l’équipage d’un navire fait  confiance à son capitaine”. Nos  “moussaillons” se sont passionnés pour le parcours semé d’embûches tant physiques qu’exégétiques. Le plus drôle et le plus éducatif a été l’empressement à porter secours aux camarades prisonniers sur l’île du diable où ils avaient échoué après une épreuve manquée. Ils avaient très vite compris qu’il était inutile de jouer tout seul et de se précipi­ter pour terminer premier. L’en­traide est devenue naturellement la première règle.

 

- Bref, un jeu de coopération, sans perdants. Exactement; ce type d’activité trouve bien sa place en catéchèse. Autant la compétition, bien dans l’air du temps, ne doit pas avoir voix au chapitre ici, autant les jeux de coopération sont, par eux-mêmes, une catéchèse. Ils permettent de vivre l’expérience de la parole annoncée. Tout en s’amusant, on découvre un autre mode de comportement, plus proche du Royaume que la compétitivité et l’exclusion ambiantes. - Le jeu permet-il aussi d’approfondir réellement la connaissance des évangiles? Certainement mais, dans le cadre d’un jeu, ce n’est pas la recherche pointue de l’étude exégétique qui est poursuivie! Par exemple, un jeu comme le BibleSkate y invite par le dessin et par le mime, avec des fous-rires garantis. Les pêcheurs de perles rend attrayant l'exploration de 48 textes du nouveau testament, mais les ‘plongeurs’ les pêchent dans leur livre d’autant plus rapidement qu’ils s’entraident pour éviter les dangers marins et qu'ils accumulent des coquillages pour l’accès au trésor. C’est un grand jeu d’extérieur ou de table pour une petite équipe - La vie quotidienne y occupe-t-elle une place?- C’est tout à fait possible avec un jeu comme le Light. Dans l’obscurité, éclairé par un petit luminaire central, chacun à son tour s’efforce de faire grandir l’espace lumineux dont il est responsable en citant des exemples concrets d’attitudes qui rendent notre monde plus chaleureux ou plus froid Celui qui parvient à son terme aide ensuite ses partenaires

Tous les enfants ont beaucoup à dire quand il s’agit d’expériences vécues.

- Ce style de jeu n’est-il pas difficile à gérer pour l’anima­teur?- Oui et non, c’est une question de mentalité.  La démarche que propose ces jeux colle tellement à ce que l’on a envie de transmettre qu’il suffit de jouer une ou deux fois entre animateurs pour se laisser convaincre de leur bien-fondé et pour adapter les règles à son groupe. Il est surprenant de découvrir que le réflexe premier est habi­tuellement le chacun pour soi, car nos enfants sont conditionnés Tout l’art de l’animateur consiste à ne pas intervenir et à laisser ex­périmenter combien les rivalités sont stériles. Il est bien plus gai et plus efficace de se donner des règles plus semblables aux ma­nières d’agir proposées par Jé­sus. Un moment de réflexion suffit pour mettre en lumière le sens qu il faut donner a nos vies si nous voulons aussi marcher à sa suite - Peut-on aussi utiliser d’autres jeux?  Bien sûr, comme par exemple les jeux brefs, mais ô combien significatifs, que sont les jeux Confiance diffusés notamment par l’Université de Paix, à Namur. Notre brochure Aventures de re­traites de Profession de foi ex­plique la façon d’intégrer le jeu ainsi que d’autres techniques dans la démarche catéchétique. Le jeu est toujours une aventure partagée dans la confiance entre tous les partenaires : enfants, adultes…et Esprit Saint.   JPB           

 

25/04/2005

Quel animateur êtes-vous?Vendredi après-midi. Il fait mauv

Quel animateur êtes-vous?

Vendredi après-midi. Il fait mauvais. Vous n’avez plus le temps de préparer votre rencontre. Que faire? - regarder une K7 empruntée à un collègue

- chercher au fond de l’armoire le jeu de Luc Aerens qui avait bien marché il y a 10 ans

- inviter votre voisine pour qu’elle fasse un témoignage

- annuler la rencontre

- faire de l’improvisation avec les enfants sur une histoire de l’Ancien Testament

- acheter un cake et des jus pour goûter

Vous êtes en retard et trouvez votre groupe “scotché”sur le jeu qu’Adélaïde a apporté.

- vous interrompez le jeu car il ne reste que peu de temps pour votre programme

- vous observez attentivement les joueurs et attendez la fin de la partie entamée

- vous conseillez Alexis qui hésite sur la carte à deposer

- vous donnez un conseil inadéquat

- vous attendez avec impatience qu’ils aient fini et préparez déjà votre matériel.

Pour la retraite, la responsable vous demande de participer à l’élaboration d’un grand jeu.

-  vous y allez avec la ferme intention d’y placer des questions et réponses qui apporteront du sérieux à l’affaire.

- vous n’en voyez pas l’intérêt et trouvez une excuse pour ne pas y aller.

- vous êtes enthousiaste car vous espérez que ce sera aussi éducatif qu’amusant (ou l’inverse).

- ça vous intéresse mais surtout que l’on ne vous demande pas de courir avec les enfants, vous avez horreur de ça!

- vous applaudissez des deux mains; pour jouer, vous êtes toujours partant, au KT comme ailleurs.

- vous avez déjà plein d’idées que vous avez envie de tester.

Vous faites équipe avec une personne qui ne voit pas l’intérêt du jeu pour les rencontres de KT.

- ça tombe bien, vous non plus.

- vous utilisez un jeu biblique recommandé par une autre catéchiste et demandez à votre collègue d’être observatrice afin d’intervenir au moment de l’évaluation.

- malgré ses réticences, elle accepte de participer à votre jeu; vous avez soin de lui donner un rôle qui la mette en valeur.

- vous la prenez par surprise et tant pis, elle n’a qu’à faire comme les autres.

- vous avez découvert un jeu formidable. Vous en adaptez les régles pour qu’elle soit à l’aise.

C’est la fin du trimestre, il vous manque 3 enfants, que faites-vous?

- vous allez au centre catéchétique le plus proche pour emprunter un jeu sur Noël.

- vous préparez un exposé sur la généalogie de Jésus, hors programme mais fort intéressant. Tant pis pour les absents.

- vous leur passez une K7 de dessins animés bibliques, c’est toujours ça de gagné

- vous préparez avec ceux qui restent un goûter et des bricolages de Noël

- vous imaginez un jeu de quizz avec des questions drôles et d’autres difficiles sur ce que vous avez fait pendant le trimestre

Ces questions et bien d’autres, vous les retrouverez dans un livre en préparation sur le jeu en catéchèse. Elles devraient permettre à chacun de découvrir quel est son véritable rapport au jeu, que ce soit en catéchèse ou dans la vie d’ailleurs, l’un n’étant guère séparé de l’autre. Êtes-vous mordu du jeu au point d’en oublier les limites? Sceptique quant à son utilisation à des fins pédagogiques? Créatif? Mauvais perdant ou beau joueur? ...

Toutes ces attitudes vont se retrouver naturellement, et sans doute à notre insu, dans notre comportement vis-à-vis des enfants.

Autant y réfléchir... Et pourquoi pas en s’amusant?

 

À suivre...

 


13:06 Écrit par Yves | Yves | | | Lien permanent | Lien permanent | Commentaires (0) | Commentaires (0) |  Facebook |  Facebook |  Facebook | | |

16/08/2004

Les atouts du jeu

 

Le jeu a-t-il des atouts ?

Jouer pendant la catéchèse ? Vous n'avez donc rien de mieux à faire ? Et pourquoi pas des jeux catéchétiques, tant que vous y êtes ! Voyons, soyez sérieux ! Mais oui, nous le sommes. Le jeu ne manque pas de pédagogie. Ni de pédagogues pour le promouvoir. Alors, pourquoi négliger pareil atout dans le domaine qui nous occupe ?

L'atout « savoir »

Les jeunes s'imaginent tout savoir ? Ils se montrent souvent peu intéressés par nos propos ? Ils se passionneront pourtant et riront aux éclats quand vous les entraînerez dans un Bible skate, Semences de curieux ou Syclotto. Sans hésiter, ils chercheront dans la Bible, plongeront dans « Théo » et vous proposeront fièrement leurs découvertes. D'autres jeux les emmèneront sur les traces de personnages hors du commun (St Paul dans Go Paul, Jésus de Nazareth dans le Cd-rom le Labyrinthe, ...). Sans être lourdement intellectuels ni superficiellement encyclopédiques, des jeux de connaissances casseront des préjugés, élargiront la culture religieuse( Elles ont du style, Festissimo, ...).

Mais attention aux ersatz. Si le plaisir de jouer n'est pas au rendez-vous, ne parlons pas de jeu. Un habillage ludique ne suffit pas et votre public ne sera pas dupe deux fois. Par contre, si vous troussez avec humour un Quizz de votre cru, un QCM (questions à choix multiples) habillé de fantaisie, mélangeant allégrement  vraies et fausses affirmations, il relèvera le défi, tentera de jouer au plus fin, s'ouvrira l'esprit, aura envie d'en savoir plus, voudra poursuivre la discussion. Vous aurez gagné : vos jeunes en retireront plus que d'un long discours. Ils vous confirmeront que l'on retient tellement plus facilement ce qu'on apprend avec plaisir. Et surtout ils garderont en mémoire qu'une communauté chrétienne, même occasionnelle, peut devenir un lieu d'échange qui respire le bonheur.

L'atout « vivre »

Dans son éditorial d'avril 2001, Jean Lievens écrivait : à quoi bon catéchiser quand l'expérimentation des choses de la foi fait défaut ? ... les liens entre catéchèse et pratique de la solidarité, entre catéchèse et liturgie, entre catéchèse et convivialité (etc.) ne doivent-ils pas faire l'objet de soins beaucoup plus prévenants... et si tout commençait par un savoir vivre ensemble ?

Ce terreau fertile, le jeu l'offre en abondance. La recherche commune d'un trésor, l'astuce déployée pour gagner, le plaisir visible de l'animateur pourtant loin d'être le joueur le plus efficace, la satisfaction légitime du jeune qui peut enfin déployer des talents insoupçonnés, l'émotion partagée, ...Tant de situations, de réactions spontanées, de réflexions inattendues dans laquelle une parole, la Parole s'enracinera  sans peine, pourvu que quelqu'un la sème. L'animateur attentif aidera les jeunes à ouvrir les yeux sur le sens qu'ils donnent ou donneront à ce qui s'est vécu. Toute situation humaine peut être mise en lien avec une attitude, une phrase de Jésus de Nazareth, a fortiori une expérience riche (conflit compris, comme cela peut être vécu dans un jeu). Cette confrontation sera plus riche d'enseignement que n'importe quel discours théorique. Elle demande de la part de l'animateur beaucoup d'attention à ce qui se vit et se dit, beaucoup de bienveillance à l'égard de ses interlocuteurs, une cohérence personnelle et une connaissance « vécue » de l'Evangile. Il s'agit ici d'un partage de vie et de foi plus que d'enseignement. Les jeunes demandent des témoins, des personnes-repères qui font ce qu'elles disent et disent ce qu'elles font. C'est le seul langage audible par les adolescents. Celui ou celle qui osera se coltiner avec ses jeunes dans le cadre d'un jeu aura droit à leur écoute.

L'atout « créativité »

Comment se fait-il que nous oubliions si facilement que nous sommes à l'image de notre Créateur ? Le croirions-nous envieux de l'imagination dont Il nous a dotés ?

S'il n'est pas donné à tout le monde d'inventer des jeux, nous pouvons tous, à tout le moins, adapter celui que nous avons en main et  qui ne convient pas tout à fait à nos attentes. Le groupe est trop grand - ou trop petit -pour ce jeu par ailleurs intéressant ? Il sera parfait en modifiant telle règle, en agrandissant le plan de jeu à la taille de la cours de récréation, de l'église ou du bois voisin, en le jouant par équipe, sur une grand tableau de liège avec des punaises colorées, ...

Un participant se rebiffe pendant le jeu ? Il n'a peut-être pas tort. Le jeu est fait pour les joueurs, pas l'inverse. En réfléchissant ensemble, n'y aurait-il pas moyen d'améliorer les règles pour le plus grand bonheur de tous... et de votre catéchèse ?

Il est même des jeux dont les règles sont à construire ensemble, en négociation, en cours de partie. Histoire de découvrir par la pratique que nous pouvons prendre ensemble notre vie en main, que nous y sommes d'ailleurs appelés, et que c'est à nous, en accord avec les autres, à organiser notre communauté, notre société, selon les règles que nous définirons : le chacun pour soi, le tire-toi-de-là que-je-m'y-mette ou le tous ensemble dans le respect mutuel, le plus faible compris (Fiesta, Comils'M, Moch'Bons). Là aussi, la parole de l'animateur, les échanges entre participants seront révélateurs de ce qui les anime en profondeur.

L'atout « être »

Le jeu fait souvent tomber les masques. Il invite à être soi-même. C'est une chance de pouvoir découvrir ainsi les qualités, les limites, les émotions, les savoirs souvent insoupçonnés de chacun.  Le comportement dans un jeu est révélateur d'un mode d'être et d'être en relation. La vie du groupe en sortira enrichie.

C'est aussi un défi pour l'adulte peu habitué à se situer dans une relation de pair, de partenaire, avec les jeunes. Pour l'un ou l'autre, ce ne sera sans doute pas facile de descendre de son piédestal  pour « mouiller son maillot ». Mais la façon de se situer comme participant à part entière permettra de nouer de nouvelles relations, tellement riches, faites d'échange, de rire, de rage commune, de non-supériorité permanente, d'écoute réciproque. Il ne s'agit évidemment pas de faire semblant et de jouer au jeune mais de se poser en adulte, comme partenaire. Des mois plus tard, ils vous en reparleront avec fierté et plaisir, signe indubitable que cette attitude les aura marqués.

L'atout « ouverture »

Il est des sujets difficiles à aborder : les valeurs morales, la famille,... Comment dire nos convictions sans voir certains jeunes se fermer automatiquement ? Comment les laisser parler et les entendre en laissant nos préjugés au vestiaire ? Ni le discours ni le silence ne sont opportuns. Par contre un support ludique, pour toutes les raisons que nous venons d'évoquer, pourra très bien faire l'affaire. Il permettra d'aborder des questions difficiles, voire délicates avec, à la fois, suffisamment de décontraction et de sérieux que pour pouvoir aller très loin dans la discussion (Options, Syfamie, Si j'étais, Meeting.)

De nombreuses questions d'actualité préoccupent les adolescents : l'environnement, le paranormal, ... Quels liens établir avec les convictions religieuses ? Il est des jeux qui permettent d'approfondir les unes et les autres sans ennuyer (Aqua, Spirit Story, ...)

L'atout « collaboration »

C'est, en catéchèse, le plus beau des atouts. Qu'ils parlent explicitement de Dieu ou non, ces jeux portent en eux la bonne graine qui ne demande qu'à germer. La cohérence entre le fonctionnement même du jeu (on gagne ou on perd tous ensemble, le développement de stratégies concertées qui ne laissent personnes hors du coup, ...) et le message évangélique en fait une expérience de vie joyeuse, respectueuse de tous, enthousiasmante. Vivre ainsi en vaut la peine. Alors pourquoi ne pas élargir l'expérience ludique à la vie ordinaire, à la vie chrétienne ? Cette connivence profonde entre le vécu du jeu et le message des paraboles du Royaume sera facilement perçue et exprimée si l'animateur y est attentif. Light, Fiesta, le Chemin d'Emmaüs offrent  ce goût du Royaume.

L'atout « inter-âges »

Organiser un grand jeu de collaboration à la taille d'une journée paroissiale, c'est toujours génial. Regardez-les courir vers les points de ralliements tenus par les aînés, écoutez ces papys et ces mamys partager leur expérience et leur savoir avec fierté et la satisfaction d'être écoutés, voyez ces adultes se concerter avec des jeunes pas vraiment du même milieu, oser reconnaître leur éventuelle ignorance et chercher ensemble la personne ressource qui leur fournira la bonne réponse à ramener au groupe,... Cloisons, disiez-vous ? Je ne vois que clins d'œil, tapes amicales, promesses de se retrouver, repas pris en commun, Evangile vécu, partagé et puis célébré dans la joie.

Les jeux de ce type font merveille dans les retraites quand ils sont associés au thème de réflexion : fond et forme, défoulement collectif et  recherche sérieuse y font mystérieusement bon ménage (Sauve qui veut, Pélérallye, les pécheurs de perles en cordées).

L'atout « plaisir »

Il est tellement évident. Faut-il encore en parler ? Puisque nous annonçons une bonne nouvelle, un royaume de gens heureux, qui pourrait s'étonner que la catéchèse se passe dans la bonne humeur ? plus qu'une démonstration théorique, c'est une expérience de vie que le jeu propose.

Un Valet de Pique

Il est des jeux qui n'ont pas leur place en catéchèse parce qu'ils véhiculent insidieusement des contre-valeurs, opposées à ce que nous prêchons. Sous une apparence positive (défoulement bien nécessaire, rire, ...), ils autorisent à écraser l'autre, à prendre sa place, à le ridiculiser, à mépriser un plus faible, un plus ignorant, à faire de la peine à un malchanceux. L'expérience vécue prime toujours sur le discours entendu. Celui qui aura ressenti la joie de la victoire ou l'humiliation de la défaite dans de semblables conditions, sera pour longtemps sourd à toute bonne parole d'amour et de respect du plus petit.

Conclusions

Il en est du jeu en catéchèse comme des atouts dans un jeu de carte. Il en est de gros et de plus petits mais tous ont leur importance pour gagner . Le jeu n'est pas un remède miracle ni une fin en soi et il n'est pas le tout de la catéchèse, loin s'en faut. Il doit venir à son heure, en fonction du but recherché. Tel jeu, extraordinaire pour une retraite, sera bien trop lourd pour une petite équipe. Tel autre, de quelques minutes et amusant, assurera à merveille la liaison entre deux activités denses, sans pour autant distraire. Pour réussir la partie, il faudra sortir le bon atout au moment le plus opportun, en tenant compte des partenaires.

Jeanne-Marie Oleffe

La plupart des jeux cités dans l'article sont produits par le Sycomore, centre multimédia, qui s'est notamment spécialisé dans la création de jeux conçus pour la catéchèse. Vous les trouverez sur le site http://www.sycomore.be/     Catalogue sur demande : 63 A, chaussée de Bruxelles, 1300 Wavre. Tél. :010.22.50.03 Mail : info@sycomore.be

du plus

14:53 Écrit par Yves | Yves | | | Lien permanent | Lien permanent | Commentaires (0) | Commentaires (0) |  Facebook |  Facebook |  Facebook | | |

Dimanche le 23/11/97

Catéchèse

Dimanche le 23/11/97

Et si on jouait vraiment ensemble ?

Exceptionnellement, cette page “Junior” est destinée aux adultes, parents et animateurs de catéchèse, qui cheminent avec les enfants sur le chemin de la foi. Au cours des rencontres, le jeu peut occuper une place importante, comme l’explique une responsable du “Sycomore”, service spécialisé dans la création de jeux pour la catécbèse La dépense physique, le défoulement-le rire loin d’être incompatibles avec le sérieux du thème choisi, peuvent l’enrichir en y apportant des accents neufs et bienvenus.  Nous avons découvert une complicité inattendue entre la Parole de Dieu et le message vécu par le jeu de collaboration. C’est dans cet esprit que nous avons imaginé le grand jeu d’extérieur Sauve qui veut sur le thème "Nous suivons Jésus"comme l’équipage d’un navire fait  confiance à son capitaine”. Nos  “moussaillons” se sont passionnés pour le parcours semé d’embûches tant physiques qu’exégétiques. Le plus drôle et le plus éducatif a été l’empressement à porter secours aux camarades prisonniers sur l’île du diable où ils avaient échoué après une épreuve manquée. Ils avaient très vite compris qu’il était inutile de jouer tout seul et de se précipi­ter pour terminer premier. L’en­traide est devenue naturellement la première règle.

 

- Bref, un jeu de coopération, sans perdants. Exactement; ce type d’activité trouve bien sa place en catéchèse. Autant la compétition, bien dans l’air du temps, ne doit pas avoir voix au chapitre ici, autant les jeux de coopération sont, par eux-mêmes, une catéchèse. Ils permettent de vivre l’expérience de la parole annoncée. Tout en s’amusant, on découvre un autre mode de comportement, plus proche du Royaume que la compétitivité et l’exclusion ambiantes. - Le jeu permet-il aussi d’approfondir réellement la connaissance des évangiles? Certainement mais, dans le cadre d’un jeu, ce n’est pas la recherche pointue de l’étude exégétique qui est poursuivie! Par exemple, un jeu comme le BibleSkate y invite par le dessin et par le mime, avec des fous-rires garantis. Les pêcheurs de perles rend attrayant l'exploration de 48 textes du nouveau testament, mais les ‘plongeurs’ les pêchent dans leur livre d’autant plus rapidement qu’ils s’entraident pour éviter les dangers marins et qu'ils accumulent des coquillages pour l’accès au trésor. C’est un grand jeu d’extérieur ou de table pour une petite équipe - La vie quotidienne y occupe-t-elle une place?- C’est tout à fait possible avec un jeu comme le Light. Dans l’obscurité, éclairé par un petit luminaire central, chacun à son tour s’efforce de faire grandir l’espace lumineux dont il est responsable en citant des exemples concrets d’attitudes qui rendent notre monde plus chaleureux ou plus froid Celui qui parvient à son terme aide ensuite ses partenaires

Tous les enfants ont beaucoup à dire quand il s’agit d’expériences vécues.

- Ce style de jeu n’est-il pas difficile à gérer pour l’anima­teur?- Oui et non, c’est une question de mentalité.  La démarche que propose ces jeux colle tellement à ce que l’on a envie de transmettre qu’il suffit de jouer une ou deux fois entre animateurs pour se laisser convaincre de leur bien-fondé et pour adapter les règles à son groupe. Il est surprenant de découvrir que le réflexe premier est habi­tuellement le chacun pour soi, car nos enfants sont conditionnés Tout l’art de l’animateur consiste à ne pas intervenir et à laisser ex­périmenter combien les rivalités sont stériles. Il est bien plus gai et plus efficace de se donner des règles plus semblables aux ma­nières d’agir proposées par Jé­sus. Un moment de réflexion suffit pour mettre en lumière le sens qu il faut donner a nos vies si nous voulons aussi marcher à sa suite - Peut-on aussi utiliser d’autres jeux?  Bien sûr, comme par exemple les jeux brefs, mais ô combien significatifs, que sont les jeux Confiance diffusés notamment par l’Université de Paix, à Namur. Notre brochure Aventures de re­traites de Profession de foi ex­plique la façon d’intégrer le jeu ainsi que d’autres techniques dans la démarche catéchétique. Le jeu est toujours une aventure partagée dans la confiance entre tous les partenaires : enfants, adultes…et Esprit Saint.   JPB           

 


14:30 Écrit par Yves | Yves | | | Lien permanent | Lien permanent | Commentaires (0) | Commentaires (0) |  Facebook |  Facebook |  Facebook | | |

Création d'un jeu par les éleves

En rénové (2ème année) à Liège, une enseignante a utilisé au cours de cette année les dossiers de la petite boîte “Au temps de Jésus” pour étoffer son cours de religion la nourriture, les animaux, la vie politique et sociale... Elle a puisé tant dans le matériel d’animation avec ses jeux et activités diverses que dans les fiches de documentations à usage de l’animateur.

A la fin de l’année, elle a demandé aux élèves de créer eux-mêmes un jeu sur la personne de Jésus Christ. Seule obligation qui y figurent 52 cartes de questions, assorties des réponses.

Pendant 4 heures de cours, les jeunes ont revu leur matière, travaillé la documentation à leur disposition, creusé les questions. Par groupe de 2 ou de 3, ils ont rédigé leurs cartes avec beaucoup de sérieux. Le résultat est remarquable certains ont imaginé et fort bien réalisé un jeu de l’oie, un trivial poursuit devenu “Christus pursuit",... La planche de jeu réalisée donne, à elle seule, l’envie de jouer. Quant aux questions, il est manifeste que l’ordinateur n’a pas beaucoup de secret pour certains car la présentation des questions/réponses est soignée et souvent colorée.

Dans un deuxième temps, les jeunes ont selectionné leurs jeux les meilleurs et une dernière heure de cours a été consacrée à les expérimenter.




Enfin, cadre scolaire oblige, il fallait donner des points. Le professeur a sélectionné 20 de leurs questions qu’il se fera à son tour un plaisir de leur poser, pour la moitié des points, l’autre moitié reflétant l’évaluation de leur travail dans la réalisation du jeu.

Ainsi, des jeunes dont il est manifeste qu’ils ont d’autres centres d’intérêts dans la vie que de parler de Jésus de Nazareth - c’est peu dire - se sont manifestement passionnés pour ce travail et y ont consacré - du moins certains - bien plus que les 4 heures accordées dans le cadre du cours de religion. Ils ont étudié leurs questions, ils ont confronté leurs recherches tout en s’amusant ,ils ont découvert un Jésus bien réel qui leur était jusqu’alors inconnu.



Nous ne dirons jamais assez à Madame Harray combien sa visite pour nous montrer ses 6 meilleurs jeux (sur 40) nous a fait du bien et nous encourage dans notre travail. Sa façon de “donner cours” dans un milieu réputé difficile met directement dans le coup les jeunes eux-mêmes. Ce que nous avons vu nous montre que les élèves sont capables, par une recherche personnelle ainsi stimulée, de se passionner pour leur projet et de travailler en profondeur.


14:17 Écrit par Yves | Yves | | | Lien permanent | Lien permanent | Commentaires (0) | Commentaires (0) |  Facebook |  Facebook |  Facebook | | |

chronologie du jeu chez l'enfant

AGE CHRONOLOGIQUE

AGE PSYCHOLOGIQUE

JEUX PROPRES A CET AGE

3-5             ans

 

 

 

5-6             ans

 

 

 

6-7             ans

 

 

 

 

7-8             ans

 

 

 

 

 

 

8-9             ans

 

 

 

 

 

10-12  ans

 

 

 

 

 

13-14  ans

 

 

 

 

14-16  ans

La conquête du monde

 

 

 

L’âge de la gêne, car les enfants ne supportent pas d’être observés par des adultes.

 

L’âge du doute(les parents

perdent du prestige)

 

 

 

Le despotisme : besoin de dominer

 

 

 

 

 

 

La conquête du rang social

 

 

 

 

 

Lâge social

 

 

 

 

 

 

L’âge de l’impatience (saturé des jeux d’enfants; désir de rivaliser avec l’adulte)

 

 

L apprentissage de la vie

 

Jeu de prouesse : monter un escalier à recuIons,  lancer une pierre entre deux arbres...

 

 

Jeu d’imagination exacte : balais, téléphone, dînette

 

 

 

Jeu d’imagination et de fiction; avion, auto, cheval, fée, magicien...

 

Jeux collectifs descendants: dominer les plus jeunes et les faibles; prou­esses étalées; régner sur les petits...

 

 

 

 

Jeux collectifs montants : admire les plus vieux et cherche à s’intégrer eux ; est gauche; s’énerve, perd la maîtrise; manque d’adresse et de désir de coopération...

 

Grand jeu collectif et de coopération plus grande maîtrise de lui-même; rôle de subalterne; fierté d’être intégré aux grands.

 

 

Jeu d’évasion; excursions, “jouer au travail”.

 

 

 

Jeux sportifs et de compétition.

 

Extrait de Grandmont Nicole, pédagogie du jeu, jouer pour apprendre, Ed Logiques, Montréal, 1989, p. 68


14:14 Écrit par Yves | Yves | | | Lien permanent | Lien permanent | Commentaires (0) | Commentaires (0) |  Facebook |  Facebook |  Facebook | | |

13/04/2004

Le jeu, est-ce bien sérieux?

Oui, cent fois oui. Et sans hésitation!

Tous les parents attentifs vous le diront, tous les psychopédagogues vous le confirme­ront: le jeu est essentiel dans la formation de la personnalité et la socialisation de l’enfant. Pourquoi dès lors en faire l’économie dans la transmission de la foi, comme si ce domaine tait réservé aux seuls apprentissages intellectuels?

 

Par le jeu, l’enfant, le jeune développe son sens de l’observation, découvre des réalités nouvelles qu’il apprend à manipuler, se heurte de façon stimulante à la difficulté, à l’échec momentané et les surmonte seul ou en équipe. Le jeu de collaboration renforcera sa capacité à s’organiser en groupe, à s’intégrer dans un projet. Il expérimentera les bienfaits de la solidarité, il apprendra à gagner sans tricher, à perdre sans râler. Il fera, sans rechigner, des efforts de patience, de calcul, d’imagination, de ténacité,...

 

Quant à l’animateur qui organise le jeu ou qui s’y mèle, il trouve là un poste d’observation précieux ou une complicité inespérée avec son petit monde. Le jeu engage dans un nouveau type de relation où l’échange devient normal, où la spontanéité retrouve ses droits.

 

Oui, mais... en catéchèse, jouer, n’est-ce pas perdre son temps?

“On en a déjà si peu !

vous le perdrez, en effet, si vous jouez à n’importe quoi, n’importe quand!

Vous en gagnerez si:

le contenu du jeu enrichit les connaissances, invite à vouloir en savoir plus, fait éclater des préjugés paralysants,...

l’ambiance qu’il instaure épanouit le groupe, chacun de ses membres et permet une réelle découverte de la vie communautaire,

sa présentation du religieux surprend et ouvre une possibilité de dialogue renouvelé entre jeunes et adultes...



10:29 Écrit par Yves | Yves | | | Lien permanent | Lien permanent | Commentaires (1) | Commentaires (1) |  Facebook |  Facebook |  Facebook | | |

Article direct-jeunes sur les jeux Syfamie et options

Syfamie

Dans le dernier numéro, nous vous présentions les éditions du Sycomore et un de leurs jeux ayant pour thème les sacrements. Dans l’optique de notre journée de formation « spéciale jeux » du samedi 13 octobre prochain (voir pages lnfos), nous continuons sur notre lancée en vous présentant deux jeux du « Sycomore» Syfamie et Options.

 

Si  la famille nous était contée...? Et si nous  la racontions ensemble ? si nous nous disions comment nons la vivons ? Qu ‘est-ce qui renforce les liens familiaux ? Qu’est-ce qui fait éclater la cellule familiale ? La brutalité du chômage va-t-elle renforcer ou détruire les liens d'affection ? La réussite scolaire : source d’épanouissement ou de jalousie ?

 

Conçu pour un public d’adultes et d’adolescents, ce jeu a pour objectif de découvrir par la discussion, les valeurs profondes de chacun, les raisons des comportements qui fondent une famille.

Le jeu contient 101 cartes de situations, généralement interpellantes, telles que « Céline découvre un préservatif dans la chambre de sa fille », « Stéphanie adore ramener des copains et copines à la maison. Il ya toujours de la place pour eux" Les joueurs sont amenés à tirer une de ces situations au sort, à expli­quer aux autres ce qu’ils en pensent, et à réfléchir à la façon dont ils réagiraient. Aux joueurs des autres équipes d’évaluer la réponse avancée, et de voir si elle mérite une ou plusieurs pièces du puzzle collectif.

S’ensuit inévitablement une discussion, une réflexion entre tous les participants, jeunes et adultes. Le jeu invite à une prise de conscience, un dialogue. Il permet de découvrir les valeurs qui nous font vivre. A travers les événements et nos réactions, que veut-on vraiment?

 

 

Nombre de joueurs : de 4 à 12 - Age : à partir de 14 ans - Prix: 26 euros

 

 

OPTIONS

 

Jeu au parcours amusant, il va, l’air de rien, charrier quantité de questions aussi essentielles que le couple, la richesse et la difflculté de vivre ensemble, la place de l’argent, l’épanouissement personnel...

 

Ce jeu a pour but de réfléchir aux valeurs, aux buts de la vie. Il est conçu pour de grands groupes (une classe, par exemple). Il peut se jouer individuelle­ment ou par équipes de 3 ou 4 personnes maximum.

Chaque joueur (ou chaque équipe) choisit un objectif de vie (suggéré dans le jeu) fonder une famille, avoir du succès auprès de l’autre sexe, faire du bien autour de soi,...puis choisit mentalement 5 objets par­mi les 80 présentés en image sur la table, qui lui permettront de réaliser cet objectif. L’animateur peut, s’il le désire avant le jeu, composer personnellement la liste de « buts » afin qu’elle soit mieux adaptée aux partici­pants. Le joueur reçoit 1000 euros au départ, afin d’acheter les objets qui l’intéressent.

Il faudra de la patience, de la souplesse et de la réflexion pour faire face aux difficultés qui surgiront sur le parcours ou même remettre en question le choix de vie alors que peut-être, pour l’équipe voisine, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes! Bref, un jeu à l’image de la vie. Le rôle de l’animateur est important. Observa­teur attentif, c’est lui qui, une fois le jeu terminé va animer le débat sur base de ce qui s’est vécu.

Le livret d’explication du jeu suggère trois types de questions pour animer le débat: le fonctionnement du groupe, le rapport entre le jeu et la vie elle-même, le but de ta vie.

 

Nombre de joueurs :8 à 30 - Age:15 ans et plus (idéal pour 4 -5-6e secondaire) Prix 26 euros

Direct-Jeunes - mai 2001

Le Sycomore asbl- Chaussée de Bruxelles 65- 1300 Wavre - tél: O1O/23.52.80  - fax:  O10/23.52.85

E-mail sycomore@swing.be          http://www.sycomore.be.tf



09:23 Écrit par Yves | Yves | | | Lien permanent | Lien permanent | Commentaires (0) | Commentaires (0) |  Facebook |  Facebook |  Facebook | | |

09/04/2004

Jeu et pédagogie

Groopy n'existe plus, mais la communauté Jeu et pédagogie continue sur le blog

09:28 Écrit par Yves | Yves | | | Lien permanent | Lien permanent | Commentaires (1) | Commentaires (1) |  Facebook |  Facebook |  Facebook | | |